En route vers La Celtane

Le départ

Les héros se lèvent au lendemain de la fête, la tête encore pleine des chants de la veille. Autour du déjeuner, ils font plus ample connaissance. Nataniel étale une fine poudre dorée sur son plat; la kirine. Il explique que, comme tout iliari, il doit en consommer régulièrement pour rester en vie. La substance conservée sous forme concentrée dans une fiole suspendue à son cou se révèle par ailleurs dangereuse si ingurgitée par d’autres personnes.

Merolas vient les rejoindre pour leur transmettre quelques précieux conseils. Nulle caravane ne mène à La Celtane: les routes sont peu entretenues et guère fréquentées par le commerce. Seuls des voyageurs à pied empruntent d’ordinaire ce chemin. Un bosquet permet toutefois de gagner trois jours sur le trajet, à condition d’oser le traverser plutôt que de le contourner. Ces derniers temps, les voyageurs semblent pourtant préférer faire le détour.

Une fois le repas terminé, le groupe remercie le tenancier et s’apprête à prendre la route. Avant leur départ, Rondrale, l’agriculteur secouru la veille, accourt pour les saluer. Tout sourire, il sort de son coffre une bouteille de vin qu’il leur offre en gage de gratitude — il pourrait, selon lui, pourrait se revendre à bon prix à La Celtane s’ils n’en ont pas l’usage.

Sur la route

La route s’étire sous leurs pas, entre champs et collines. Le groupe en profite pour interroger Lorquéna et mieux connaître l’archiviste. Elle leur parle de La Celtane, de ce qui les y attend, ainsi que de l’étendue de ses connaissances sur les arcanes. Elle leur explique comment la magie fonctionne dans ses grandes lignes, ses traditions et ses langages runiques.

Pour illustrer ses propos, elle dépose sur la main de Nataniel une petite marque indolore — seul sortilège simple qu’elle avait appris sur les bancs de l’académie.

La journée s’achève sans encombre. Le groupe trouve refuge pour la nuit dans une étable, où il dort avant de reprendre la route au petit matin.

Le bosquet

Le lendemain, le groupe arrive aux abords du bosquet. Malgré les mises en garde, ils décident de le traverser plutôt que de le contourner, pour gagner un temps précieux.

Mais la forêt se révèle déroutante. La configuration des lieux semble se modifier au fil de la marche, troublant les sens des voyageurs qui finissent par se perdre.

C’est alors que quatre créatures végétales, déguisées en arbustes, surgissent de leur immobilité pour attaquer. Le combat est rude: très mobiles, les créatures attaquent de loin, expulsant des graines sur leurs adversaires. Le groupe parvient à s’en défaire, non sans peine. Dans les débris végétaux, Miyara récupère les gousses que leurs assaillants projettent sur eux.

Une fois le calme revenu, les héros retrouvent leurs repères et reprennent prudemment leur traversée du bosquet.