Magie
La magie est omniprésente dans le monde d'Asema. On la retrouve dans les phénomènes physiques, naturels, paranormaux et multidimensionnels. C'est une force constante intimement liée aux lois qui régissent l'univers.
Longtemps bannie, elle est aujourd’hui l'objet de recherches approfondies par les érudits. En plus d'être un apport majeur pour la société et son développement, comprendre ses origines et son fonctionnement pourraient également permettre de répondre aux grandes questions fondamentales sur l'existence du monde, des plans et des dieux.
Démocratisation
Durant les premiers âges, la magie était passée sous silence par les royaumes. Bien que certains aventuriers et voyageurs ont pu la constater, elle demeurait majoritairement méconnue du peuple. Etudier et pratiquer la magie revenait à utiliser les dons des Dieux - qu'on pensait, à l'époque, disparus. La plupart des gouvernements ne toléraient pas cela: l'existence d'une entité mettait en danger leur position d'autorité suprême.
Pourtant, plusieurs petits groupes ont discrètement approché la magie; que cela soit par expérimentation pratique, au travers de rituels tribaux et traditions familiales, sous forme innée ou héréditaire. Bien que rares soient les écrits d'époque, on estime que la théorisation des arcanes avait déjà commencé il y a des millénaires - sous forme rudimentaire et non-officielle.
Grand nombre de clans et villages ont subit de lourdes représailles pour avoir succombé à cette curiosité. Quelques chanceux ont été simplement chassés et bannis; mais la plupart ont été pourchassés et décimés.
Il aura fallu attendre la fin de l'Âge des Royaumes pour que la magie soit tolérée; prouvant son utilité en temps de crise. Deux facteurs ont contribué à sa lente démocratisation: une recrudescence mondiale de la magie durant l'Âge des Ruines et son adoption officielle par la majorité des royaumes à partir de l'Âge des Arcanes.
Aujourd'hui, elle est devenue commune. Dans les grandes villes, il n'est pas rare de voir marchands et taverniers connaître quelques simples sorts pour aider aux tâches quotidiennes. Si les petits villages ruraux n'ont pas de pratiquants, ils ont très probablement déjà entendu parler de ces phénomènes.
Étude
C'est au début de l'Âge des Arcanes que les premières institutions officielles sont mises en place; afin de permettre la recherche et l'apprentissage de la magie. De par leur coût et leur difficulté, ces écoles sont généralement destinées aux érudits; bien que dans certaines régions, la classe moyenne puisse y accéder.
En plus du chemin académique, grand nombre de communautés ont transmis leurs connaissances sur plusieurs générations. Parce que la démocratisation des arcanes a pris du temps, la magie s'est apprise instinctivement et transmise officieusement. Les clans ont partagé leurs rituels comme héritage familiale, les bardes ont conté leurs sorts entre guildes, les druides ont murmuré leurs traditions dans leurs cercles fermés.
Aujourd'hui, la science tente de comprendre d'où vient ces phonèmes et comment nous avons appris à les maîtriser.
Nature
Les érudits se sont longtemps interrogés sur la distinction entre la magie et les phénomènes physiques. En observant la nature, plusieurs questions ont émergées. Par exemple, le souffle du dragon relève-t-il de la magie? Est-il de même nature que le chant de la harpie, ou que la foudre d’un orage?
Leurs recherches ont finalement montré que ces forces étaient étroitement liées, et que les séparer de manière stricte relevait d’une interprétation erronée. Toutefois, une distinction peut être faite avec la magie dite artificielle: objets, sorts et autres effets produits par un mage ou un druide se différencient des phénomènes magiques naturels. Ainsi, les incantations, qu’elles proviennent de la pratique académique des arcanes ou de sources plus innées, manipulent la toile arcanique et confère ainsi à l’effet magique final son caractère manufacturé qui le différencie des phénomènes naturels.
Astres
Les recherches des académiciens ont montré que les phénomènes astrologiques peuvent perturber et influencer la magie. Éclipses, cycles lunaires, alignements de planètes: ces configurations cosmiques favorisent l’accomplissement de rituels et facilitent la manifestation de sorts puissants.
Un phénomène particulièrement étudié est la Semaine de Transition, durant laquelle la magie est, au contraire, étouffée pendant sept jours de battement. Au cours de cette période, la magie artificielle est presque systématiquement éteinte, tandis que la majorité des phénomènes magiques naturels demeurent présents. Étonnamment, ces observations ne sont pas uniformes à l’échelle d’Asema: si certaines régions constatent une absence totale de magie, d’autres ne subissent que peu de changements.
Runes et glyphes
On distingue quatre familles de glyphes, chacune incarnant une essence magique: matérielle, mentale, spirituelle et vitale. À l’image des lettres, les glyphes sont des unités fondamentales qui, lorsque combinées entre elles, forment des runes. Ces dernières, comparables à des mots, structurent alors les quatre grandes traditions magiques.
Ces traditions se forment par la fusion de deux familles de gylphes:
- Arcane: mentale et matérielle
- Primal: matérielle et vitale
- Divin: vitale et spirituelle
- Occulte: spirituelle et mentale
Le langage runique forme les incantations qui font offices de formules arcaniques. Ces suites complexes d’instructions ont été élaborées et perfectionnées au fil des siècles, tant par des académiciens que par des praticiens autodidactes.
L'histoire de la magie regorge d'étonnantes anecdotes à ce sujet; où de jeunes prodiges ont découvert de puissants sorts simplement en changeant le glyphe d'une rune dans l'incantation.